Coucou,
finalement, je me suis décidé à vous faire découvrir les premières lignes d'un texte sur lequel je travaille depuis quelques jours.
Votre rôle est primordial !Il va vous falloir me dire si vous accrochez ou pas à l'histoire, à la façon dont elle est racontée et....si vous avez envie de connaitre la suite !!
Je compte sur votre franchise et votre honnéteté.
Toute similitude avec des évènements ou des individus existant, n'est du qu'au hasard !
TITRE: Demain pour l'enfant...(texte protégé)
Il est déjà trop tard,
Je suis en retard; ce que je déteste par-dessus tout, mais cette fois, je n’y suis pour rien.
Ce taxi n’en est pas un, le chauffeur, sûrement d’origine Malgache (ce que je trouve encore surprenant au vue du contexte international) a besoin de deux coussins bien épais pour arriver à la hauteur du pare-brise, et encore, tout juste !!!
Ça n’est pas un 4*4, juste une très vieille Peugeot de 1974 dont la carrosserie laisse naturellement apparaître des tâches de rouille peu rassurantes, sans parler du levier de vitesse qui m’offre une vue originale sur le bitume…
Comment fait-elle pour rouler encore avec plus de 75 ans dans le moteur ??
Mais bon, je n’avais plus le choix, à cette heure tardive, un dimanche en plein Marseille et en plein couvre feu, je ne pouvais pas demander beaucoup plus.
Le chauffeur a d’ailleurs eu beaucoup de mal à trouver l’adresse que je lui tendais.
Et je ne pouvais pas l’aider, ne connaissant de cette ville du Sud, que son accent et sa bonne mère, que je n’apercevais qu’à peine sous les couches épaisses de la pollution urbaine.
20mns plus tard, j’arrivais enfin à l’adresse que Marima m’avait indiqué.
Marima était à la brigade depuis une 20aine de jours mais rapidement elle avait su prendre ses marques, s’imposer même, au milieu d’une équipe déjà bien solide. Elle avait des origines Polonaise du côté de sa mère, et l’explosivité du tempérament Corse de son père. Tout ce qu’il fallait pour travailler à nos côtés.
Je suis responsable du service de recherche des enfants disparus depuis cinq ans, maintenant. Cinq collaborateurs travaillent à mes côtés, ce qui est bien peu au vue des enlèvements recensés sur le pays depuis ces dernières années.
J’y ai malheureusement plus de mauvais souvenirs que de bons, mais lorsque l’on souhaite intégrer cette unité, on sait très bien que l’on sort du contexte habituel de son métier de policier : Pas de poursuite en voiture, pas d’arrestations devant les caméras, mais plutôt un gros travail de planque, d’écoute de téléphone et de repérage par satellite, bref en toute discrétion.
Sans se faire remarquer. Et cela correspondait assez à ma philosophie.
L’aboutissement d’une enquête de deux ans allait peut-être se dérouler ce soir, à marseille.
Deux ans, cela peut paraître très longs pour les proches des enfants disparus, mais c’est le temps nécessaire à reconstituer le parcours, l’histoire d’un individu, voire de plusieurs dans le cas présent, afin de réussir notre objectif premier: retrouver les enfants disparus, en vie de préférence et toujours sur le territoire Européen.
C’est en 2040 que ces trafics se sont intensifiés.
Des pays, que l’on appelait autre fois, émergents, se sont retrouvés pris au piège de leurs propres ambitions. Une économie galopante, grillant un à un, les pays développés dont nous faisions parti, oui, j’ai bien dit, dont nous faisions parti.
Balayés par leur forte croissance, ces pays, pourtant en majorité de taille réduite sur un plan géographique, ont du faire face à l’accroissement de la demande de leurs productions.
La main d’œuvre locale étant assez limitée et la démographie toujours contrôlée pour des raisons plus ou moins logiques, aujourd‘hui , il a fallut aller chercher des « ressources humaines » ailleurs.
Ainsi, des réseaux spécialisés dans l’extradition d’enfants âgés en général de 12 à 17 ans, ont commencé à s‘attaquer aux pays les plus pauvres de la planète et n’ayant pas les moyens d’empêcher ce pillage humain.
Puis, ce fut notre tour…
Nous nous sommes dons fait prendre en quelque sorte, à notre propre jeu: certainement que nous n'imaginions pas celà en 2000 !!
Les grandes forces militaires ne peuvent rien contre ce genre de menace, il n’y a pas de riposte à envisager. D’ailleurs, quelle armée pourrions nous envoyer dans ces pays, vu que les rangs des armées se retrouvent réduits à néant, devant l’absence de ces nouvelles recrues disparues sans laisser de trace ?
La situation n’a jamais été aussi difficile.
D’aussi longtemps que je me souvienne, je n’avait jamais vu, une ville de plus de 2 Millions d’habitants, peuplée uniquement que par des vieillards, des infirmes et quelques femmes.
Je dit bien quelques femmes : la situation démographique de nos grandes nations étant tellement désespérée qu’il a fallut créer des centres de Création Humaine Assistée (C.H.A), on l’on recense les femmes capables de procréer afin de garantir un développement minimum de la population. Ces enfants protégés, ne sont pas manipulés génétiquement, comme certains le pensent, bien au contraire, ils sont justes élevés, éduqués, dans des endroits confinés, et parfaitement sécurisés.
Un nom particulier a été donné à cette génération d’enfants bulles : à Primary Homme Junior(P.H.J) certains préfèrent les appeler ainsi :
BABY POOL ONE (B.P.O)
Sur place, j’ai retrouvé les deux autres membres de mon équipe : Le lieutenant JP Morgan et le capitaine Fleming.
Ces deux hommes de terrains ont des raisons plus qu’évidentes pour avoir rejoins ma brigade de recherche.
Je vous détaillerai leurs motivations plus loin.
Nous étions dans le quartier St marcel, en planque dans une fourgonnette banalisée (les vieilles méthodes sont toujours aussi efficaces).
Marima avait eu des informations sures par quelques cousins corses habitant à marseille. Des mouvements suspects de matériel hautement technologiques avait été repérés par hasard sur le port autonome. Il s’agissait, à priori d’un mini laboratoire permettant de réaliser des injections d’A.R.V (Arrêt Cardiaque Volontaire ) en toute sécurité.
L’A.R.V avait été conçu par un chercheur aujourd’hui décédé, le docteur Verbat qui pensait que pouvoir décider l’arrêt de son coeur, diminuerait de façon conséquente les suicides constatées en masse ces dernières années.
Pouvoir suspendre sa vie, sans provoquer une dégénérescence des cellules du corps humain, voilà qui, pensait-on, pouvait inciter les âmes les plus démunies à ne pas franchir le pas vers la mort.
L’état second que provoqué la prise d’A.R.V permettait à la personne qui était sous son emprise de continuer à respirer tout à fait normalement, mais la projeter dans un monde second, coupant ainsi tout liens, et toutes sources de souvenir du temps présent.
Les bouleversements géopolitiques, la disparition des énergies principales et non remplacées, avait fait pensé à beaucoup de gens que la fin de l’ère humaine s’annonçait, on pourrait penser hélas, non.
Prenant conscience à leurs réveils des effets de la perte de Vie(on ne rêve pas, on ne ressent plus rien), les suicidaires n’essaieraient pas de recommencer. Encore une fois, l’idée de départ n’était pas forcément mauvaise…
Dans notre affaire, la présence des matériaux permettant de réaliser ces A.R.V en toute sécurité, était pour nous une piste sérieuse.
Les réseaux spécialisés dans l’enlèvement d’enfants, utilisaient exclusivement deux méthodes bien distinctes pour réaliser leurs opérations: soit ils utilisaient des moyens lourds contre lesquels nous ne pouvions pas faire face (comme à St Nazaire) , soit ils créaient des trafics en souterrain, en toute discrétion.
Après la capture des jeunes enfants, l’A.R.V. pour pouvoir transporter ces derniers sans le moindre risque.
Après la prise de l’A.R.V, et sans que l’on connaisse véritablement les raisons, il n’y avait plus de battement cardiaque, plus de chaleur dégagée par le corps, plus de bruits possibles; aucun scanner n’avait détecté jusqu’à présent la présence d’enfants dans des containers qui pourtant en contenait:
Bref, que des avantages pour faciliter le transport et l’exportation vers les pays demandeurs de mains d’œuvre.
Ces méthodes, lorsque nous les avons découvertes, nous ont tous fait vomir: Entasser ces jeunes corps inanimés, les uns sur les autres, dans des containers marins, avec juste des trous percés dans la structure du container pour laisser passer un filet d’air.
Nous étions au bout de l’irrationnel.
Le monde Humain allait sûrement laisser sa place sous très peu de temps…...