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Bienvenue !

Bonjour et/ou Bonsoir,

Petit déjeuner, croissants, pains au chocolat, ou bien, soupe, fromage et tisane ???

Comment savoir à quel moment, vous viendrez rendre visite à ce blog ?Mon blog ?

A la fraicheur du matin lorsque blanchie la campagne, ou bien le soir, lorsque le soleil renonce ?

Quoi qu'il en soit vous serez les bienvenus.

Sur plusieurs conseils donnés et acceptés par moi, je me suis décidé à creer ce Blog (merci aux fans de Daniel Levi de m'inciter à mettre en ligne mes textes !!).

Je suis passionné par l'écriture, et vous ne trouverez donc ici que des textes de ma composition.

Tous sont protégés car on n'est jamais trop prudent, et quelques personnes bien intentionnées m'ont conseillé de le faire, alors...je ne crains rien....

Mes textes sont à vos yeux, à votre disposition, à vos remarques, à vos larmes, peut-être, à vos sourires aussi, je l'espère.

A mes espoirs, ça c'est sur !!De belles rencontres peuvent naitre grâce à ce blog et c'est aussi l'un de ses objectifs: me mettre en rapport avec des musiciens, des compositeurs/interprètes ayant la même sensibilité que moi, pour peut-être aller "chatouiller" les majors.

N'hésitez pas à me faire part de vos sensations, en entrant dans mon monde; c'est beaucoup d'intimité dévoilée, de sentiments avoués et l'amour pour une femme, ma femme que j'aime plus que tout.

Au plaisir de vous lire,

 

Philippe

Lundi 29 mai 2006

Qu'il ne fallait jamais renoncer, surtout lorsqu'il y avait matière à esperer quelque chose,

alors, je ne renonce pas et vous propose encore deux nouveaux textes :

bonne lecture et pour les musiciens, bonne inspiration....

 

 

"Que faut-il comprendre ??"

Que faut-il comprendre

Que faut-il lire au fond de tes yeux,

Sommes nous devenus des terres étrangères,

Que nos peaux s’éloignent peu à peu ?

Des planètes qui ne s’attirent plus,

Un système solaire, en fin de vie,

A l’aube d’éteindre la lumière,

sur nos flammes désunies.

Nous n’avions plus la même musique,

Au creux de nos oreilles, nous n’entendions plus rien,

Et c’est sans larmes que je te quitte,

Je m’en vais reposer, un peu plus loin.

 

Que faut-il comprendre,

Que faut il lire sur nos chemins,

Pas assez de cailloux laissés au sol pour aller plus loin ?

Sommes nous normaux, au final,

Pour oublier le pire et le génial,

Tout ces moments perdus qui n’appartenaient qu’à nous ?

Et je ne trouve toujours pas la réponse,

Que faut-il comprendre,

Que faut-il lire au fond de tes yeux,

Y avait-il un sens, à l’affolement de nos peaux ?

Y avait-il une raison pour que viennent les temps chauds ,

Et c’est perdus chacun dans son coin, on a pas avancé plus loin….

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"Que dira la Lune ?"

Et que dira la Lune, à la peau si blanche,

Face à nos évidentes infortunes,

À nos ratés de pauvres manches,

Et que dira le ciel, disparu sous nos poussières,

Face à nos pollutions non maîtrisées,

Qui signent en cœur la fin d’une ère,

Et que diront les étoiles, reclassées en lampadaire,

Oubliant que fut un temps,

On jeter des rêves sur leurs clairières,

Et que dira l’espace, infiniment grand,

Mais qui s’estompe puis s’efface,

Avalé par nos pas de géant.

Et que dira l’enfant ignorant de nos erreurs,

Qui cherchera dans nos regards,

La raison de nos expressions de peur,

Et que devrons nous lui dire,

À l’innocence sacrifiée,

À l’égoïsme sans mesure, que nous nous sommes fabriqués.

Et que dira la lune,

En larmes devant nos corps,

Jetés dans le cimetière de l’espace

« et je savais qu’ils avaient tort….. »

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Dimanche 28 mai 2006

Un texte m'est venu en 2 minutes.....

La mélodie aussi, mais là, j'ai plus de mal pour trouver les notes à poser sur la partition.

Si vous vous sentez inspirer, ma porte est ouverte à vos mélodies....

 

Je serais( texte protégé)

 

"Je serais cet arbre,

Le jour ou du soleil, tu voudras te protéger,

Je serais le vent,

Ces matins ou les nuages viendront te décourager

Je serais le sage,

Auprès duquel tu viendras t’interroger,

Mais quelque soit le moment,

je serais…

Je serais la flamme

Quand pour l’hiver il faudra te réchauffer;

Je serais le calme,

Près de toi, pour pouvoir te laisser reposer,

Je serais la force,

Lorsque tu ne pourras pas renoncer,

Mais pour toi, n’importe quand,

Je serais….

Je serais ton ombre,

Toujours là, pour t ‘accompagner,

Je serais la fronde,

Lorsque entre nous, il faudra batailler,

Je serais le juste,

Au bon moment, pour te tempérer

Mais qu’importe la raison,

Je serais…

Je serais ton homme,

Quand tes larmes, il faudra sécher

Je serais ton âme,

Quand ton cœur commencera à m’aimer,

Je serais heureux,

De ces moment, posé à tes côtés,

Mais de tout tes frissons,

Je serais…

Je serais la fièvre,

Les jours ou la passion saura te pousser,

Je serais ta confiance,

Quand ton corps tu viendras me présenter,

Je serais l’espace,

Perdu dans les étoiles après tant de beauté,

Mais que tu le veuilles ou non,

Je serais…."

 

 

 

 

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Samedi 27 mai 2006

Actions, Obligations

 

C’est pas sur les places boursières,

Que je rejouerai notre amour,

Même si l’aventure est singulière,

Ca m’a coûté mes titres trop lourds.               

 

Ca ressemblait aux marchés financiers,

Des valeurs sures, ou vous pouvez miser,

Au départ, surpris, vous commencez à jouer,

Intéressé par des profits aisés.

 

J’ai été séduit par ta si belle présentation,

J’ai pas trop hésité à partager mes fonds.

Mis en confiance, dans une si belle relation,

Prospectus simplifiés, notices d’informations  pour me rassurer.

 

 

Les dividendes vous encouragent à continuer,

A vous jeter, têtes et cœur baissé,

Sans réfléchir vous vous laisser guider,

Par ses actions, très bien intentionnées.

 

La stratégie commence à fonctionner,

Vous vous sentez de plus en plus impliqué,

De grosses gouttes sur le front perlé,

Vais-je pouvoir m’y retrouver ?

 

R : Et c’est comme ça,

Perdu dans l’Action,

Entremêlé par mes obligations

J’ai pas choisi le bon profil de gestion,

Et me voilà, sec, au fond de mon pantalon.

 

Par soucis de prudence,

J’ai voulu me retirer,

Récupérer ma santé, mon pognon,

Attendre un peu, de nouvelles dispositions,

Qui me garantirai une plus favorable évolution.

 

Ma valeur fut liquidée,

De son portefeuille, je suis tombé,

J’ai eu droit à tous les abattements,

Pour la prochaine, opération,

Je choisirai autrement mes orientations…

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Samedi 27 mai 2006

Attente

 

C’était un jour comme les autres,

Ou le temps s’impatienté,

Entre l’hiver et le printemps,

On ne sait pas sur quel pied danser.

 

C’était une rencontre improbable,

Une aventure trop souvent rêvée,

Où je croise dans mes heures raisonnables,

La personne enfin désirée.

 

C’est des tremblements de peur,

De silence et de courage,

Je connais les premiers mots par cœur,

Je  me bouscule, m’encourage,

 

Il faudra réussir l’approche,

Bouleverser tout ses sens,

Il n’y aura pas d’anicroche

Si je ne parle qu’avec mon sang.

 

Ma chance n’a pas d’autre date,

Dans le calendrier de ma vie,

Il faut que mon rêve éclate,

Dans ce moment, bien précis.

 

R : C’est sans fin,

Une attente, trop loin,

La tourmente de demain,

Qui vous enlève du sol,

et vous projette le mot Fin.

C’est sans fin,

Une journée qui commence,

Et des mots préparés

Qui ricochent comme elle avance,

Sur ma route bien tracée.

 

La table est mise devant nos âmes,

On se délecte des premières armes.

Mais pacifique le débat s’enflammera,

Sans la moindre tension, on s’aimera,  comme ça….

 

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Donner un sens.

 

Ce n’est pas si facile,

D’avancer tout droit,

Sans bousculer l’édifice,

Que l’on porte à bout de bras.

 

Ce n’est pas si facile,

D’éviter les autres ou pas,

De grandir sans les béquilles,

De s’accorder, sans faille, le droit.

 

R : Le droit de croire en ses chances,

      Le droit de pousser ses choix,

      Vers le plus dur, le moins dans la danse,

      Le droit de croire en ces mots là.

 

Ce n’est pas si facile,

De bousculer toutes ces portes,

Qui se referment, si peu dociles,

Sur ce travail qui nous emporte.

 

Ce n’est pas si facile,

De laisser au bord du chemin,

Les amis, sa vie, sa ville,

Les grandes phrases, pour demain.

 

Et l’on se regarde en face,

Je me rappelle ces moments perdus,

Tournant le dos à la glace,

Pour éviter mon propre regard perdu.

 

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Ciel rouge

 

Coincé entre le fer et la forge,

Dans la grisaille du ciel du Nord,

Je ravale très souvent au fond de ma gorge,

Le goût poussiéreux de notre décor.

 

Les terres sans couleurs répondent à l’appel

Du vent froid qui dévale sur nos visages,

Grisés, blanchis par trop de rappels,

Des urgences de la vie qui nous rendent à nos ages.

 

Battus cent fois, par des armées sans noms,

Pataugeant dans la boue, collée jusqu’aux oreilles,

Des ciels rouges, vois-tu, nous en connaissons,

Et des larmes invisibles, couleront toujours sur nos vieilles.

 

C’est un combat permanent, face à rien, face au vide,

Où la pauvreté accompagne nos ruines,

Et sans la moindre arme pour défendre  nos cœurs avides,

 Nous avançons nos flans, amaigris, infimes.

 

Aussi bas que le sol, le ciel ne tiens plus en place,

Bloqués par les épaisseurs de grisaille tenace,

Chacun son labeur, avance à sa grâce,

De la rougeur dans nos sangs, battra la menace.

 

Parce qu’il n’y a pas de vainqueur dans ces duels atroces,

Où la mort vous affronte, bien supérieure en nombre,

C’est le regard fier et en bombant le torse,

Que nous lâcherons nos mains au moment…..

 

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Regard

 

Dans les vignes oubliées que la ronce domine,

En contre bas, des champs de blé, c’est ici que je m’incline,

Le dos à l’envers du ciel, je m’invente à ton histoire,

Le cœur posé entre tes mains, et recouvert de ton espoir.

 

Dans les chemins bien trop grands, pour mes pas de petit prince,

Je regarde bien au loin en y cherchant, la faille de ton cœur si mince.

J’ai soufflé toutes mes bougies, le temps s’en est allé,

J’ai rattrapé mes idées, pour dénoncer le mot « imparfait ».

 

On peut apprendre de la vie, toutes les choses que l’on veut,

Recommencer son premier cri, au moment d’être à nouveau deux,

Il n’y a rien d’écrit, pas de passage obligé,

A volonté la foule rie, devant mes schémas d’écolier.

 

Et s’il y avait vraiment, cette chance d’essayer,

De s’envoler de son côté, sans jamais être obligé ?

 

Je reprendrais tous ces moments,

Que j’ai trop souvent regretté,

Les manques de confiance évident,

Qui m’ont empêché de te parler,

Je bousculerai cet homme,

Qui ne cesse de t’approcher,

Je m’imposerai comme une icône,

Comme une route tracée pour  tes côtés.

 

Et des matins qui frissonnent,

De tant de troublant regrets,

Mais je n’en veux à personne,

De ne pas m’avoir guider.

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Samedi 27 mai 2006

Sous la lampe

 

Accrochée aux vieilles poutres usées,

Se balançant d’une faible lancée

La vieille lampe à huile pose,

Des couleurs d’essences de rose.

 

Donnant à l’air une odeur nacrée,

Une lueur presque  inachevée,

La vieille lampe à huile se repose,

De trop d’efforts, de si belles flambées,

 

Et dans un dernier élan de puissance,

Elle s’emballe, se balance,

Pour caresser les corps dénudés,

Enlacés sous les draps brodés.

 

 

R : Des ombres pales et des malheurs,

Elle en aura vu de toutes les couleurs,

Des marchands de rêves aux voleurs,

De nos étreintes gâchées  par la peur.

Rouillée par des vilains orages,

Des vents violents et des naufrages,

Elle échoua éteinte sur ma plage,

Ensablonnée sur mon rivage.

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Silence

 

 

Dans nos environnements surpeuplés,

 

Où s’entrechoquent nos vies dépassées,

 

On subit la violence de nos erreurs,

 

Vivre sans Silence mais dans les heurts.

 

 

Les heures sonnent dans nos têtes,

 

Les aspirines ne soulagent plus les maux,

 

De bruits de guerre, en bruit de fêtes,

 

On ne vit plus dans le silence, sans un mot.

 

 

R : Faites Silence,

 

Découvrez une autre chance,

 

Pour votre belle, apportez une échelle,

 

Montez plus haut, là haut, sans ailes,

 

Découvrez l’espace pur, et sans déchets.

 

L’infiniment grand Silence de nos regrets.

 

 

Les climatiseurs règlent l’ambiance de fond,

 

L’ordinateur, de son clavier, joue les violons,

 

Les machines agressent, ravagent nos caissons,

 

La vie par Silence, ça y est, nous l’oublions.

 

 

Les étoiles ne chantent plus, à la place des avions,

 

La lune retiens ses mots, mais pas pour notre chanson.

 

L’espace s’éloigne, et il aurait bien raison,

 

Nous perdons le Silence, comme on perd nos illusions.

 

 

 

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Réclamation présidentielle

 

Mr le président,

Voici déjà plusieurs ans,

Que j’essaye en vain de vous contacter,

De vous parler de mes rêves secrets.

De mes ambitions, à peine dévoilées.

 

Je tente de forcer les portes,

Pour que vous puissiez apprécier,

Mon talent fou, de telle sorte,

Que vous ne puissiez plus vous en passer.

 

J’ai bousculé les principes,

Dévorer les plus tendres moutons,

Espéré vous voir, mais j’hésite,

Comprendriez vous mes mots bons ?

 

Mr le président,

Voilà des mois que je colle les timbres

Que je vous adresse mes manuscrits

Et je ne reçois en retour  de mes plis,

Aucune réponse, pas même un sursit.

 

Je suis tout prêt de la corde,

Disposé à finir de mes jours,

Ne voulant pas créer la discorde,

Au sein de vos conseillers de toujours

 

Je n’ai pas eu la lecture attendue,

Je n’ai pas eu la tendance qu’il faut,

Pourtant dieu sait si je me suis mis à nu,

Que j’ai tout fait pour accrocher ces mots.

 

Voilà Mr le président,

Je me balance en vous attendant,

Peut-être arriverez vous, mais trop tard,

Je m’en vais jouer ailleurs de ma guitare….

 

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Samedi 27 mai 2006

Devant nous

 

La lumière du jour nous ressemble,

Caressante et joueuse sur tes jambes,

Les draps sur notre peau, chaude,

Se froissent et d'un coup tremblent.

 

Devant nous, s'élève la vie,

Les choix faciles d'un chemin,

Ou je me campe, ravis,

D'avoir pu croiser tes mains.

 

Devant nous, le plus facile,

L'imaginaire de nos sentiments,

Pas de calculs du " je, tu, ils "

Vivons simplement comme des amants.

 

Devant nous, la lumière,

D'un autre jour qui se lève,

Derrière, plus de barrières,

Donnes moi rien d'autre que tes lèvres.

 

R/La lumière de tes yeux rassemble

Vers où convergent mes idées,

D'une planète à partager ensemble,

Une balade à tes côtés.

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Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Samedi 27 mai 2006

Destinations

 

Dans mes rêves, assoupi,

Allonger dans les herbes,

Je vois souvent des paradis,

Des plages blondes désertes.

 

Sous un palmier aux allures larges,

Je me languis de ton passage,

Devant mes yeux, éblouis de l’image,

De ton soleil qui me dévisage.

 

Destinations lointaines,

Oublier mes préoccupations,

Je divague devant les vagues,

Le rhum blanc freine mes ambitions.

 

L’inspiration bleu azur,

Pas de nuages dans les parages,

Les pieds nus dans le sable dur,

Quelle décision j’envisage ?

 

Poussé par les alizés sauvages,

La chemise blanche de nacre,

Les lèvres salées comme amarrage,

Je me laisse aller à la mascarade.

 

Déguisé mes sentiments,

Et maîtriser mes pulsions,

Je ne résisterai pas, je le sens,

A ton déhanché posé sur le bandonéon,

 

Destinations lointaines,

Avions de lignes perdus dans l’azur,

Il n’y a plus rien qui ne me retienne,

A ne pas plonger dans tes eaux pures.

 

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Vole

 

Depuis les premiers regards de l’enfance,

Tu cherches à comprendre le mouvement,

Posés la haut, si loin de tes espérances,

Comment rejoindre les éléments volants.

 

Et tout commence au fond de la classe,

Par des dessins déjà précis,

Et tu recherches le poids, la masse,

De l’objet fou à qui tu va donner vie.

 

Personne ne comprend ta démarche,

Est-ce un génie ou bien un fou ?

Comment faire pour le remettre dans la marche,

Pour qu’il oublie ses rêves de casse-cou ?

 

Plus tard, plus grand, tu décideras,

De pousser la matière où l’on ne l’attend pas.

Tu mélangeras l’acier, le bois,

Pour s’en approcher encore plus prés, du ciel.

 

R : Vole,

Laisse les autres en bas,

Vole,

Regarde nous de là-haut,

Vole,

Oublis nos visages et nos choix,

Vole,

Regarde bien, nous ne te ressemblons pas.

 

Et dans la grandeur de l’espace,

Le sourire enfin revient à ta face,

Tu es dans ton élément, fier

Fluidité de tes mouvements,

Pourquoi redescendre en enfer ?

 

Tu penseras à tes pères,

Qui avant toi, ont tenté l’adversaire,

Et là-haut de ton rêve en solitaire,

Tu réaliseras enfin que tu peux toucher la terre

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Jeudi 25 mai 2006

Et voici la suite....

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D'une bougie mourante

A la lumière d'une bougie,

Mourante, sur le rebord de ta vie,

Tu penses encore à ton éclaircie,

Ce rayon de chaleur posé sur ton lit,

Tu l'imagines dans cette danse,

Où tu n'es plus qu'un souvenir,

Où tes jours ne tremblent,

Que par le souffle dans tes soupirs.

Quelle est cette douce violence,

Qui s'essouffle telle la flamme,

Qui t'animes en silence,

Au fond de ton cœur, ma femme.

D'une bougie mourante,

Tu respires, comme chancelante,

Il n'y a plus d'air dans ton monde,

Il n'y a plus l'homme qui te réponde,

Comment sortir de cette transe,

Cette force, ta dépendance,

Comme refouler son absence,

Au plus profond de tes sens.

Sans l'ombre d'un doute,

Telle une bougie mourante,

Posée sur le rebord de ta route,

Ton cœur, blessure errante….

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Décroches moi la Terre

S'il existe au plus profond

De notre âme bienfaisante,

Un sentiment, une sensation,

Qui nous réclame une offrande,

Nous devrions chercher plus près,

Regarder par dessus nos oreilles,

Un souvenir, une cours de " récré ",

Où l'on disait " 1.2.3 Soleil ",

R : Décroches moi la Terre,

Offre moi des millions d'années,

Donnes moi des histoires de mer,

Regardes dans mes yeux, le bleu passé.

Décroche moi la Terre,

Redeviens ma préhistoire,

Ce passé chargé d'atmosphère,

Ce futur qu'on osait voir

Et dans l'ombre de la lune,

On observe des silences,

Des souffrances, qu'aucunes

Vie n'accepteraient l'existence.

Nos enfants sont orphelins,

Déshérités de leur terre mère,

Un infini grand chagrin,

A l'aube de se faire notre propre guerre.

S'il existe au plus profond

De notre âme bienfaisante,

Un reste d'amour respectueux,

De cette boule aimante.

Nous ferions le deuil heureux,

De nos puissances ignorantes,

De nos richesses volées aux dieux,

Et le pardon qu'il manque à la Terre.

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Comme l'eau coule

Aussi fragile qu'un ruisseau

Disparaissant dans les herbes hautes,

Aussi fuselé qu'un roseau,

Glissant sous le vent des profondes côtes.

Ton ombre se dessine sous une feuille,

Rebondie sur les rochers perdus,

Aussi puissante qu'invisible à l'œil,

Comme l'eau coule ininterrompue.

Aussi rapide que les torrents,

Rafraîchissante comme un enfant,

Comme une tornade de plaisirs,

Je succombe à tous tes désirs.

Forte et puissante comme la houle,

Tu m'emportes loin de la foule,

Sur des rivages bien inconnus,

Où l'on pourrait se promener nus.

R : Comme l'eau coule, tu jaillis,

Tu t'insinues au creux de ma vie,

Tu me caresses de tes doigts vifs,

Comment te saisir entre deux gouttes ?

Comme l'eau coule, tu inondes,

De tes jeux fous ma vie féconde,

Comme l'eau coule, je te saisi,

En une seconde, je t'ai ravi.

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Isaac

C'est sous les planches du grenier,

Dans la maison familiale,

Que j'ai retrouvé, délaissé,

Ce vieux calepin, ces annales.

Des histoires du temps,

Mes racines si souvent cachées,

Des souvenirs absents,

Ma mémoire enfin renaît,

Des tranchées au labeur,

De l'amour à la peur,

De ta peau presque brûlée,

J'ai aimé qui tu étais.

Ta vie se présente,

Sous ces pages jaunies,

Une idée me hante,

Et si tu n'étais pas parti ?

R : Nous aurions eu des franches,

Rigolades d'un soir,

Sur la terrasse, ou l'on tranche,

Les idées d'un espoir.

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J'ai comme......

 

J'ai comme une amertume qui me brûle le ventre,

Des questions sans réponses, des idées à revendre.

J'ai comme une sensation, un goût si étrange,

Que de mes opinions ne viendrait pas une revanche.

Il ne faut pas s’asseoir sur le bord de la route,

Et regarder le temps vous tourner en déroute,

Je ne dois rien lâcher dans mes gestes et mes choix,

Toujours essayer d'avancer, de provoquer, oui, mais quoi ?

J'ai comme des envies d'enterrer mes brûlures,

De déchirer ma vie, de sortir de mes blessures.

Il me faudrait comprendre et pousser hors les raisons

Qui me changent de l'homme, me transforment en couillon.

J'ai comme un mauvais goût accroché dans ma bouche,

Un mélange d'acide qui vous coule et vous touche

Je n'ai pas forcément le courage de dire,

Les vérités en face, les occasions de mentir.

J'ai comme un vertige qui me pousse en bas,

Des noirceurs difficiles d'ou on ne revient pas,

J'ai comme une grande peur de ne pas revenir,

D’un voyage, d'une guerre contre vos empires.

Et je n’attends rien en retour de toi,

Que tes mots me comprennent et s'engagent avec moi,

Et je n’attends rien en retour mon amour,

Que tu partages mes forces et mes doutes trop lourds.

Et j'ai comme un plaisir à raconter cela,

À compter la belle vie au bout de tes doigts,

Des raisons qui s'envolent et tournent autour de toi,

Mon amour, mon amour, heureusement tu es la.

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Poussière de l'autre

C'est en plein novembre, ou souffle le vent froid,

Que viennent les années, alourdir chacun de mes pas,

C'est en pleine froideur, ou chauffent les amants,

La peinture vieillie, au fond du jardin, un banc,

Et la farandole de leurs mots amoureux,

Réchauffe la fontaine, et ravissent les vieux,

L'amour de plein air se partage sans vouloir,

Redonnant aux autres l'envie d'un espoir,

Et c'est en plein décembre que se colore le soleil,

Des teintes interdites, des pastels de miel,

Et c'est perdu en Provence, sur des chemins tout nus,

Que nos sens en silence, se répondent à vue.

Et la gourmandise de tes lèvres posées,

Sur ma joue difficile, améliore mon passé,

Et dans tes caresses, recouvert paresseux,

J’invente de tes rêves, des pays merveilleux.

Et c'est en plein Janvier, que naissent les bourgeons,

Que fleurissent les âmes, pendues aux balcons,

Et c’est à la fin d’un soupir que s’arrachent nos vies,

Dans l’absence des autres qui n’vous ont pas suivis,

Et l’on repense sans fin à l’histoire,

Qui se répète au loin et l’on a peur de croire,

Que plus rien dans nos cœurs ne battra si bien

Que par le bras tendu de l’être terrien.

Et c’est en Février que je tombe sur toi,

Devant ce lampadaire éclairant ma joie,

Comme la fanfare mon corps fanfaronne,

Déborde d’espoirs et de toi frissonne.

J’ai perdu le contrôle de mes mots de mes mains,

Ma tête s’emballe au passage de tes seins,

Nous toucher, s’approcher, on n’osera jamais,

Se surprendre en secret, cachés derrière un jamais.

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Les vieilles branches

Pourquoi faut-il que l'on change,

De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?

Des premiers réveils d'enfants,

Aux sommeils fragiles des ans,

L'innocence était compagne

De nos bêtises charmantes,

On prenait des coups, des bosses,

On se relevait toujours,

Pas de calculs dans nos actes,

Pas de recherche d'intérêts,

On prenait des coups, des bosses,

On se relevait toujours.

R/ Pourquoi faut-il que l'on change,

De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?

Des premiers réveils d'enfants,

Aux sommeils fragiles des ans,

Les émotions étaient brûlantes,

Nos corps trahissaient nos sens,

On prenait des cœurs, des belles

On se retrouvait toujours

Pas de triches avec les mots,

Pas de silences trop lourds,

On prenait des cœurs, des belles,

On se retrouvait toujours.

R : Pourquoi faut-il que l'on change,

De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?

Des premiers réveils d'enfants,

Aux sommeils fragiles des ans,

Le temps se pose sur la table,

Comme on pose sur la photo,

On prend les heures en pleine face,

On prend les ans comme un fardeau.

Y'a plus de gestes désirables,

Y'a plus de mots séduisants,

On est beaucoup trop raisonnables,

On est beaucoup moins bruyants….

De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?

Des premiers réveils d'enfants,

Aux sommeils fragiles des ans,

Les gestes se font " à la machine ",

Finit les artisans du bonheur,

Finit les larmes qui chagrinent,

Mais qui font battre nos cœurs.

Pourquoi faut-il que l'on change,

De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?

Des premiers réveils d'enfants

Aux sommeils fragiles des ans.

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La Galerie Vivien

 

Elle s'engage devant moi,

Et me frôle au passage,

Sous la coupole des Rois,

Je ne vois plus que son image,

Elle avance à grands pas,

Ses cheveux, pareils à la grand'voile,

Elle ne se détourne pas,

Me traverse sans me faire mal,

Elle farfouille la galerie Vivien,

Son parfum me détourne l'esprit,

Je la vois qui me reviens

J'ai envie de me faire tout p'tit,

R : Pourquoi les mots ne me viennent pas,

L'endroit est beau pour cette histoire,

Pourquoi le courage ne m'aide pas,

A l'abordage de mon désespoir,

Ses mains fines cherchent au milieu des livres,

Un grimoire paléontologique,

Je les vois, se poser sur moi, ivre,

Un sourire m'éclaire, magique.

Perdu au fond de la Galerie Vivien,

J'me retourne et je suis seul,

Face aux vitrines des magasins,

J'ai rêvé d'une âme pour moi seul.

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Pour ne pas oublier

Ces souvenirs me remontent

Et viennent me caresser la tête,

Une présence qui rassure,

Les visages d'une fête.

Le temps m'a doublé dans la côte,

Je n'ai pas vu les gens tomber.

Les âmes en peines, les âmes mortes,

Sur mon radeau, seul échoué.

R : Pour ne pas oublier,

Vos peines et vos efforts,

Rassembler encore ma tête

Pour vous aimer si fort.

Je n'ai pas compris vos silences,

Des heures disparues au mauvais endroit

A mes côtés, je vous voyais, je pense,

Paisibles et heureux même dans le froid.

Vous taisiez vos douleurs,

Vous taisiez vos peines,

Comme un mur sans faille ou l'on peut s'appuyer.

Nous nous laissions porter par la muraille,

Sans jamais regarder si vous ne pleuriez.

Comment savoir la paix dans vos âmes ?

Comment savoir si vous nous aimez encore ?

Au moment de partir les cœurs en flamme,

Pour ne pas oublier que vous étiez notre décor.

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Quelle réponse

 

Et si même, j'avais le courage de lui avouer,

Cette douce brûlure qui ne fait que m'enflammer,

Qui grandie chaque seconde à l'idée de la croiser,

A l'idée que nos deux mondes pourraient s'embraser.

Son image est présente dans chacun de mes sommeils,

Ses yeux sont la lumière de tous mes réveils,

Je n’oserais pas lui dire, lui parler, lui écrire,

Avouer mes rêves, devenir son autre, son soleil.

Elle semble si forte dans ses sentiments,

Fermera t-elle la porte devant mes arguments ?

Je perds tous mes moyens, lorsque je tremble dans mon cœur,

Je me force et je me lève pour combattre ma peur.

Est-elle dans ma romance, est-elle prête à entendre,

Des mots codés d'amour, des secrets devenus trop lourds ?

Elle semble inaccessible, ne répond pas à mes messages,

Se referme comme une bible, je ne peut tourner la page,

Sa prison m'impressionne, ses lèvres m'emprisonnent,

Sa voix ne me parvient pas, mes mots volent en éclats.

La porte se referme, je ne la verrais pas,

Même une simple lettre, elle ne la lira pas,

Quelle sera son excuse, son regret, ses pourquoi,

Faut-il que je devienne son ombre dans ses pas.

Faut-il que je devienne son ombre dans ses pas,

Faut-il que je devienne son ombre dans ses pas…

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Nelly Boop

Le réveil te dérange,

Ou sont passées tes lunettes,

Un ange sort du lit,

Et regarde par la fenêtre,

Il à gelé cette nuit,

Elle va devoir gratter le pare brise,

Pas de vacances pour Nelly Boop,

" Vive l'argent " c'est sa devise ! !

En avant la vie belle,

Naïveté de tes jeunes années,

Tu avances sans jumelles,

Tu inventes si bien, ton passé.

Tes mots coulent sur tes journées,

Tu ne peux pas rester sans parler,

Ton nuage est un bonbon coloré,

Ton village est posé sur un rocher.

Ta vie à toi te ressemble,

Comme tes amis de toujours,

Tout faire pour être ensemble

Lorsque viennent les mauvais jours,

Nelly Boop, c'est la tornade,

De la tendresse plein les bras,

Nelly Boop, une vraie charade,

Qui ne s'embarrasse pas de choix.

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Soirs d'été

Tout commence par les odeurs,

Les lumières du village,

Sans savoir, tu ressens une chaleur,

Ici, on ne vit que par courage,

Les enfants se font rares,

Dans la rue principale,

Un chien triste en a marre,

D'attendre la vie qui l'emballe

Ici, on ne vit que par chez soi,

On ne sort que si le temps décide,

D'être un peu indulgent, tu vois,

Pour arroser de soleil nos rides,

Et puis, arrivent les beaux mois,

Où les maisons se remplissent,

Les rires remplacent le glas,

Et les femmes desserrent leurs cuisses.

Ici, on joue avec le temps,

On ne le presse pas vraiment,

Les boules roulent sur le gravier,

Tu prends des souvenirs plein le grenier.

Et l'on allonge la glace aux fonds des verres,

On coince la truite entre deux rochers,

Ici, seul le silence osera te distraire,

Ici, ta chance c'est d'y rester.

Tout commence autour de rien,

Un bruit nouveau, un autre chien,

Et on piaffe d'y retourner,

Dans la maison des soirs d'été.

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La ligne tracée

>

> Comme une route bien droite,

> Ou l’on s’improvise vite paresseux,

> Mon cahier posé sur la table,

> Et mes idées bien claires au fond de mes yeux

>

> J’ai poussé mes rivages,

> J’ai essayé de tout oublier,

> On ne prend bien le large,

> Que les amarres larguées

>

> R : Et j¹ai glissé sur la feuille

> Du genre " papier de grand¹mère ",

> J¹ai déroulé mes plus beaux recueils,

> Sans ignorer le chemin à faire,

>

> J¹avais le monde imaginaire,

> Les personnages et les couleurs,

> De la musique et de la bière,

> Des âmes pures au fond des coeurs,

>

> Le ciel tournoyait sans cesse,

> Le vent soulevait mes lignes,

> Et poussait ma bille leste,

> Vers des pages de comptines.

>

> Et s¹il avait fallut revenir,

> S¹amarrer de nouveau à quai,

> Je n¹aurais pas pu me souvenir,

> Quel était le monde ou je vivais.

>

> Les yeux perdus dans mon cahier,

> Je venais de terminer mon devoir,

> Cette fois, Je ne serais pas r¹caler,

> Avec le monde et mon histoire.

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Parler à un chien

C’est un sentiment étrange,

Presque même inquiétant,

Lorsque l’on entend, et ça dérange,

Les gens préférer leurs bêtes à leurs enfants.

Il manque une page d’histoire,

Quelque chose que l’on a raté,

Pour pouvoir arriver à croire,

Que l’homme ne veuille plus se confier.

C’est dans les vies si basses,

Qu’il faut bien regarder,

Voir les réalités en face,

De ces gens tellement décrochés.

C’est dans leurs solitudes,

Sans voisins de paliers,

Sans destins de fortunes,

Qu’il faut bien regarder.

Il manque quelque chose,

Une seconde, un souffle,

La chaleur d’une osmose,

Des doigts au fond des moufles.

C’est un manque évident,

Une absence de nos torts,

De vivre simplement,

Sans trop regarder dehors.

Et des gens se perdent,

A parler à leurs chiens,

Parce qu’aucun homme en herbe,

Ne leurs tend leurs dessins.

Et des vies se soulagent,

Dans des yeux sans paroles,

Une vie de poils en ménage,

Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle.

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Donnez moi

Donnez moi le courage de garder les yeux ouverts,

Pour voir sur ces pages, les guerres d’ailleurs, au fond des déserts,

Arrachez moi les bras, pour m’empêcher de sauver ce qui peut l’être encore,

Que l’on brûle chacun de mes pas, si par erreur, j’avançais sans efforts.

Retirez toutes les larmes, patientes aux fonds de mon regard,

Qui n’attendent qu’un éclat pour rouler à mes pieds.

Poussez dans mon dos, les lâches, les couards.

Pour que j’essaye encore de les changer en beauté.

Redonnez moi l’innocence perdue un jour de folie,

Pour préserver l’enfant qui n’a pas encore grandi

Comme une marque de silence, face à la violence de la vie

Comme les pierres blanches, qui marquent les croix des soldats, qui n’ont pas vieilli.

Poussez moi en enfer, si je n’ose plus faire face,

Aux douleurs, aux misères des plus pauvres de la place

Violentez donc mon âme jusque dans mon sommeil,

Que l’on me réveille des flammes, à l’approche du soleil.

R : Je n’ai pas voulu,

Souffrir en silence,

Perdre mes vertus à la moindre insistance,

J’ai trop couru, rattraper les pentes,

Pour éviter de vivre dans l’absence,

Je ne lâcherais plus, les moindres duels,

Les face à face cruels.

Que l’on m’apporte sur un plateau, la vérité en face,

Les rêves des plus beaux, les merveilles de l’espace.

Que je goutte à l’amour, comme on goutte à la vie,

Que tes lèvres pour toujours m’enveloppent, ma mie.

J’ai bousculé les lois, les patries, les royaumes,

Pour rebâtir un monde, appartenant aux Hommes,

J’ai rayé de mon cœur, les âmes de mon sang,

Pour ne laisser qu’en vainqueur, les gens de tout rangs.

J’ai laissé toutes mes forces, aux pieds de chaque muraille,

Repoussé la mort aux frontières de mes entrailles,

J’ai clamé haut et fort, A la paix, Au pardon,

Mais j’ai laissé tant de morts, sur les routes, les valons.

Je n’aurais plus les veines, plus le sang pour lutter,

Mes os rompent, mes yeux lâchent devant le poids à porter,

Toute la misère du monde ne pourra pas se soulager,

Par ma vue, par mes larmes, par mes seuls bras désarmés.

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Et s’il y avait ?

 

Je retrouve parfois ma vue d’avant,

Celle qui décode les mots des grands.

Les couleurs simples que l’on apposait,

Sur le papier CANSON de nos jeunes années.

Je pense souvent aux odeurs perdues,

Celles qui remontaient le long de mes joues,

La douceur d’une belle, d’une fleur hirondelle,

Les jupons qui volent tout autour d’elle.

R : Et s’il y avait,

Une autre enfance,

Une autre chance de reprendre l’école,

Des cartables chargés de tout,

Des têtes pleines de cailloux,

On irait tous la bas, chez nous.

Et les grandes vacances arrivent,

La chaleur du soleil qui brûle nos émois,

L’eau froide de la rivière, les maillots des filles

Le touché de sa peau pour la première fois.

On ferme les yeux, on s’allonge sur l’herbe,

Ça nous pique les genoux, ça chatouille,

On discute, on essaie, on se séduit du verbe,

On fait comme on peut, on se débrouille.

Enfin le goûter avec les " tartines ",

La confiture cerise qui dégouline,

Les lèvres qui rougissent de sucre,

Que l’on plonge dans le sirop grenadine.

R : Et s’il y avait,

Une autre enfance,

Une autre chance de reprendre l’école,

Des cartables chargés de tout,

Des têtes pleines de cailloux,

On irait tous la bas, chez nous.

Et c’est lorsque l’on aime,

Que l’on comprend cette chance,

De vivre sans la moindre contrainte,

Que la vie nous pousse hors de l’enfance.

Et l’on regrette nos tendres gestes,

Nos réflexions après l’action,

Les BD, les filles et les vestes,

Les amours nus sans le pantalon.

R : Et s’il y avait,

Une autre enfance,

Une autre chance de reprendre l’école,

Des cartables chargés de tout,

Des têtes pleines de cailloux,

On irait tous la bas, chez nous.

$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Sous mon Aile

De mon aile,

Te cacher, te garder pour moi tout seul,

Sous mes draps,

T’envelopper, te déshabiller de mes yeux dorés.

De mes larmes,

T’insensibiliser, te protéger de mes absences recherchées.

De mes bras,

Te réchauffer, te consoler contre mes imbécillités.

On ne croit que bien faire, mais contre soi, on est si peu sincères.

De ma vie,

Te protéger, éviter à jamais de me recroiser,

De mes mots,

Détruire la séduction, l’imaginaire sensation…

De ton cœur,

A jamais y renoncer, « m’embarbeler », pour mieux résister.

De nos vies,

A jamais décroisées, superposées, oubliées….

On ne croit que bien faire, mais contre soi, on est si peu sincères…

De nos jeux,

Pour toujours inventés, une passerelle vers un autre, aller.

De nos avenirs,

Si vite dissipés, il ne restera plus que les souvenirs.

On ne croit que bien faire, mais contre soi, on est si peu sincères.

On se voit plus beau que ne l’est la terre, mais contre soi, jamais on ose se plaire.

$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$

Flèche empoisonnée

Comme une flèche empoisonnée,

Qui me transperce le cœur,

Glissant sur l’air balayé,

Comme un témoin de cette erreur,

Et dans la violence du choc,

Tu me regardes droit dans les yeux,

Notre aventure n’est plus d’époque,

Nous ne serons plus jamais deux,

Le silence couvre ma blessure,

Mais ne soulage pas les brûlures,

Loin de ton corps, de tes flanelles,

Poser au sol, mon cœur sans ailes.

Comme la foudre paralysante,

Déposée au coin d’un décor,

Brisant le ciel, tu t’inventes,

Comme le tourment au dehors,

Et dans les ondes inaudibles,

Passe ton nom dans mes oreilles,

Et se referme telle une bible,

Sur ton absence, ma merveille,

Je ne t’embrasserai donc plus.

Devant les montagnes trop hautes,

L’esprit s’accroche de tout rebords,

Recherchant dans sa mémoire les fautes,

Qui nous éloignent l’un de l’autre,

Qui nous empoignent par le cœur…..

Comme le pauvre amant d’un jours,

J’ère dans la ville sombre,

Sans la lumière sur mes détours,

J’avance seul, dans la pénombre.

Pas un regard ne me croise,

Je ne devine plus mon corps,

La flèche brûlante me consume,

Dans un silence de fortune,

La pluie vient s’ajouter au tout,

Sa partition bien préparée,

Il ne me reste plus qu’à devenir fou,

Et à jamais vivre enfermé,

Je ne vivrai pas sans toi,

Je ne vivrai pas sans cœur.

 

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Jeudi 25 mai 2006

Voici quelques textes, pas les premiers dans l'ordre chronologiques, tout simplement les premiers que j'ai retrouvé sur mon ordi....

 

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Ce qui me pousse

C´est invisible, intouchable,

Incontrôlable aussi,

Ça vous arrive souvent des autres,

Spontanément, on agit.

On ne recherche pas l´effet,

L´envie de faire plaisir,

C´est juste une expression de sincérité,

Un peu plus d´essence pour repartir.

Ce qui me pousse un peu plus loin,

Ce qui me rend les matins moins chagrins,

C´est un regard sincère, non calculé,

C´est de l´amour sans fard, non dérobé....

C´est un tourbillon de couleurs,

Indéfinissablement beau,

C´est une tempête au fond du coeur,

Qui vous ramène toujours plus beau.

J´ai voulu devancer l´appel,

Inspirer plus vite,

Mais la flamme rougit dans mon corps,

Avait déjà décidé de mes décors.

Ce qui me pousse sur ces lignes,

Presque sans fin,

Ce qui ne me rend plus tristes,

Lorsque les soirées s´éteignent.

C´est du simplement évident,

Du spontané,

Des folies plein les yeux,

Au moment de vous débarquer.

Ce qui me pousse vient des autres,

De leurs innocences,

De leurs mots sans défiance,

C´est ce qui fait qu´on avance.

Ce qui me pousse dans le dos,

Me soulève du sol,

Se pose loin de ma peau,

Loin, si loin qu´il faut que l´on décolle..

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Comme l´on change....

Ou l´on s´emploi trop souvent à paraître différents,

A vouloir être un autre, qui n´aurait pas nos choix,

Tout plein de volonté, toujours prêt à foncer,

Tête baissée, certain de ne jamais regretter...

Où l´on se surprend un jour, au détour d´un amour,

De nos failles si profondes, que le vertige nous prend,

Cette rencontre imprévue, au hasard d´une rue,

Ses si belles vertus déposées par le vent...

Où je me découvre un peu femme, au milieu de mes larmes,

Coincé au fond de moi, tout ça parce qu´elle ne m´appelle,

Ou les jours sont trop sombres, lorsqu `elle ne les inondent,

De sa flamme, de son étincelle, de sa force éternelle....

Et je n´ai pas honte d´avouer cela,

C´est présent, sans aucun doute, posé au fond de moi.

C´est des mots doux, inventés dans le creux de son cou,

Des nouveaux sentiments, à nouveau si différents.

Où l´on se lève enfin, reposé et serein,

Balayant d´un seul doigt les obscurités d´autres fois,

Encouragé sans cesse, retrouvant un destin,

Construisant, pièce après pièce le puzzle de nos mains.

R : Comme l´on change, lorsque l´on aime,

C´est une nouvelle étape dans la vie,

Comme l´on chante des poèmes,

Lorsque enfin elle nous surpris.

Comme l´on change lorsque l´on a faim,

De la peau de l´autre, de son corps de ses mains,

Ou je ne comprend plus tout à fait mes sens,

Comme je m´emballe à chacune de tes absences.

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Que portes tu dans ton regard ?

Que portes tu dans ton regard,

Du bleu perçant qui dévisage,

Qui te tiens, est-ce ta guitare,

Ou bien le vent, plus assez sage ?

On ne perçoit presque rien,

Au fond d´un coeur qui se retient,

Qui obéit aux ordres massifs,

Prêt à s´échouer au premier récif.

Que portes tu dans ton regard,

Des valises, peut-être trop lourdes,

Des souvenirs, un quai de gare,

Des douleurs cachées qui s´embourbent.

On ne perçoit presque rien,

Planqué profond au fond de tes yeux,

Mais l´on devine, et pointe un chagrin,

Que tu exprimes dans tes refrains.

 

Que portes tu dans ton regard,

Tant de gestes désolés,

D´insuffisance, de désespoir,

Que tes mains se sont attachées,

On ne perçoit presque rien,

Pas de trace des coups portés,

De blessures ouvertes dans un coin,

Des lames blanches trop bien aiguisées.

 

Que restes t-il dans ton regard,

Une vague âme abandonnée,

Un bidonville de trottoir,

Ou tu as sûrement joué,

Laissé ton courage, ton image,

Ta vraie personnalité,

Celle que voit ton entourage,

Ceux qui ont grandi à tes côtés

Allez va, on ne t´en veux pas,

La vie te pousse bien vite loin de tout ça,

Les portes se referment sur nos mémoires,

Que te resteras tu, si loin déjà ??

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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Jeudi 25 mai 2006

Bonjour ou Bonsoir, 

Petit déj', croissants, ou bien café, puis dodo ?

Comment savoir à quel moment, vous viendrez rendre visite à ce petit monde ?

Quoi qu'il en soit vous serez les bienvenus.

Je suis passionné par l'écriture, et vous ne trouverez donc ici que des textes de ma composition.
La majorité de ces textes sont écrits en quelques minutes, il y a donc des imperfections, des détails qui ne vont pas, mais je ne sais pas faire autrement.
Si je n'arrive pas à avancer sur un texte, je l'abandonne.
Tous sont protégés car on n'est jamais trop prudent, et quelques personnes bien intentionnées m'ont conseillé de le faire, alors...je ne crains rien....

Mes textes sont à vos yeux, à votre disposition, à vos remarques, à vos larmes, peut-être, à vos sourires aussi, je l'espère.A mes espoirs, ça c'est sur !!

De belles rencontres peuvent naitre grâce à ce blog et c'est aussi l'un de ses objectifs: me mettre en rapport avec des musiciens, des compositeurs/interprètes ayant la même sensibilité que moi, pour peut-être aller "chatouiller" les majors.

N'hésitez pas à me faire part de vos sensations, en entrant dans mon monde; c'est beaucoup d'intimité dévoilée, de sentiments avoués et l'amour pour une femme, ma femme que j'aime plus que tout et de ce "petit bout" que nous attendions depuis très longtemps, et qui devrait pointer le bout de son nez en plein coeur de l'hiver !!


Au plaisir de vous lire,

 Philippe

 

 

Par philippe - Publié dans : monmondeouvertauxautres
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