Et voici la suite....
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D'une bougie mourante
A la lumière d'une bougie,
Mourante, sur le rebord de ta vie,
Tu penses encore à ton éclaircie,
Ce rayon de chaleur posé sur ton lit,
Tu l'imagines dans cette danse,
Où tu n'es plus qu'un souvenir,
Où tes jours ne tremblent,
Que par le souffle dans tes soupirs.
Quelle est cette douce violence,
Qui s'essouffle telle la flamme,
Qui t'animes en silence,
Au fond de ton cœur, ma femme.
D'une bougie mourante,
Tu respires, comme chancelante,
Il n'y a plus d'air dans ton monde,
Il n'y a plus l'homme qui te réponde,
Comment sortir de cette transe,
Cette force, ta dépendance,
Comme refouler son absence,
Au plus profond de tes sens.
Sans l'ombre d'un doute,
Telle une bougie mourante,
Posée sur le rebord de ta route,
Ton cœur, blessure errante….
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Décroches moi la Terre
S'il existe au plus profond
De notre âme bienfaisante,
Un sentiment, une sensation,
Qui nous réclame une offrande,
Nous devrions chercher plus près,
Regarder par dessus nos oreilles,
Un souvenir, une cours de " récré ",
Où l'on disait " 1.2.3 Soleil ",
R : Décroches moi la Terre,
Offre moi des millions d'années,
Donnes moi des histoires de mer,
Regardes dans mes yeux, le bleu passé.
Décroche moi la Terre,
Redeviens ma préhistoire,
Ce passé chargé d'atmosphère,
Ce futur qu'on osait voir
Et dans l'ombre de la lune,
On observe des silences,
Des souffrances, qu'aucunes
Vie n'accepteraient l'existence.
Nos enfants sont orphelins,
Déshérités de leur terre mère,
Un infini grand chagrin,
A l'aube de se faire notre propre guerre.
S'il existe au plus profond
De notre âme bienfaisante,
Un reste d'amour respectueux,
De cette boule aimante.
Nous ferions le deuil heureux,
De nos puissances ignorantes,
De nos richesses volées aux dieux,
Et le pardon qu'il manque à la Terre.
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Comme l'eau coule
Aussi fragile qu'un ruisseau
Disparaissant dans les herbes hautes,
Aussi fuselé qu'un roseau,
Glissant sous le vent des profondes côtes.
Ton ombre se dessine sous une feuille,
Rebondie sur les rochers perdus,
Aussi puissante qu'invisible à l'œil,
Comme l'eau coule ininterrompue.
Aussi rapide que les torrents,
Rafraîchissante comme un enfant,
Comme une tornade de plaisirs,
Je succombe à tous tes désirs.
Forte et puissante comme la houle,
Tu m'emportes loin de la foule,
Sur des rivages bien inconnus,
Où l'on pourrait se promener nus.
R : Comme l'eau coule, tu jaillis,
Tu t'insinues au creux de ma vie,
Tu me caresses de tes doigts vifs,
Comment te saisir entre deux gouttes ?
Comme l'eau coule, tu inondes,
De tes jeux fous ma vie féconde,
Comme l'eau coule, je te saisi,
En une seconde, je t'ai ravi.
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Isaac
C'est sous les planches du grenier,
Dans la maison familiale,
Que j'ai retrouvé, délaissé,
Ce vieux calepin, ces annales.
Des histoires du temps,
Mes racines si souvent cachées,
Des souvenirs absents,
Ma mémoire enfin renaît,
Des tranchées au labeur,
De l'amour à la peur,
De ta peau presque brûlée,
J'ai aimé qui tu étais.
Ta vie se présente,
Sous ces pages jaunies,
Une idée me hante,
Et si tu n'étais pas parti ?
R : Nous aurions eu des franches,
Rigolades d'un soir,
Sur la terrasse, ou l'on tranche,
Les idées d'un espoir.
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J'ai comme......
J'ai comme une amertume qui me brûle le ventre,
Des questions sans réponses, des idées à revendre.
J'ai comme une sensation, un goût si étrange,
Que de mes opinions ne viendrait pas une revanche.
Il ne faut pas s’asseoir sur le bord de la route,
Et regarder le temps vous tourner en déroute,
Je ne dois rien lâcher dans mes gestes et mes choix,
Toujours essayer d'avancer, de provoquer, oui, mais quoi ?
J'ai comme des envies d'enterrer mes brûlures,
De déchirer ma vie, de sortir de mes blessures.
Il me faudrait comprendre et pousser hors les raisons
Qui me changent de l'homme, me transforment en couillon.
J'ai comme un mauvais goût accroché dans ma bouche,
Un mélange d'acide qui vous coule et vous touche
Je n'ai pas forcément le courage de dire,
Les vérités en face, les occasions de mentir.
J'ai comme un vertige qui me pousse en bas,
Des noirceurs difficiles d'ou on ne revient pas,
J'ai comme une grande peur de ne pas revenir,
D’un voyage, d'une guerre contre vos empires.
Et je n’attends rien en retour de toi,
Que tes mots me comprennent et s'engagent avec moi,
Et je n’attends rien en retour mon amour,
Que tu partages mes forces et mes doutes trop lourds.
Et j'ai comme un plaisir à raconter cela,
À compter la belle vie au bout de tes doigts,
Des raisons qui s'envolent et tournent autour de toi,
Mon amour, mon amour, heureusement tu es la.
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Poussière de l'autre
C'est en plein novembre, ou souffle le vent froid,
Que viennent les années, alourdir chacun de mes pas,
C'est en pleine froideur, ou chauffent les amants,
La peinture vieillie, au fond du jardin, un banc,
Et la farandole de leurs mots amoureux,
Réchauffe la fontaine, et ravissent les vieux,
L'amour de plein air se partage sans vouloir,
Redonnant aux autres l'envie d'un espoir,
Et c'est en plein décembre que se colore le soleil,
Des teintes interdites, des pastels de miel,
Et c'est perdu en Provence, sur des chemins tout nus,
Que nos sens en silence, se répondent à vue.
Et la gourmandise de tes lèvres posées,
Sur ma joue difficile, améliore mon passé,
Et dans tes caresses, recouvert paresseux,
J’invente de tes rêves, des pays merveilleux.
Et c'est en plein Janvier, que naissent les bourgeons,
Que fleurissent les âmes, pendues aux balcons,
Et c’est à la fin d’un soupir que s’arrachent nos vies,
Dans l’absence des autres qui n’vous ont pas suivis,
Et l’on repense sans fin à l’histoire,
Qui se répète au loin et l’on a peur de croire,
Que plus rien dans nos cœurs ne battra si bien
Que par le bras tendu de l’être terrien.
Et c’est en Février que je tombe sur toi,
Devant ce lampadaire éclairant ma joie,
Comme la fanfare mon corps fanfaronne,
Déborde d’espoirs et de toi frissonne.
J’ai perdu le contrôle de mes mots de mes mains,
Ma tête s’emballe au passage de tes seins,
Nous toucher, s’approcher, on n’osera jamais,
Se surprendre en secret, cachés derrière un jamais.
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Les vieilles branches
Pourquoi faut-il que l'on change,
De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?
Des premiers réveils d'enfants,
Aux sommeils fragiles des ans,
L'innocence était compagne
De nos bêtises charmantes,
On prenait des coups, des bosses,
On se relevait toujours,
Pas de calculs dans nos actes,
Pas de recherche d'intérêts,
On prenait des coups, des bosses,
On se relevait toujours.
R/ Pourquoi faut-il que l'on change,
De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?
Des premiers réveils d'enfants,
Aux sommeils fragiles des ans,
Les émotions étaient brûlantes,
Nos corps trahissaient nos sens,
On prenait des cœurs, des belles
On se retrouvait toujours
Pas de triches avec les mots,
Pas de silences trop lourds,
On prenait des cœurs, des belles,
On se retrouvait toujours.
R : Pourquoi faut-il que l'on change,
De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?
Des premiers réveils d'enfants,
Aux sommeils fragiles des ans,
Le temps se pose sur la table,
Comme on pose sur la photo,
On prend les heures en pleine face,
On prend les ans comme un fardeau.
Y'a plus de gestes désirables,
Y'a plus de mots séduisants,
On est beaucoup trop raisonnables,
On est beaucoup moins bruyants….
De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?
Des premiers réveils d'enfants,
Aux sommeils fragiles des ans,
Les gestes se font " à la machine ",
Finit les artisans du bonheur,
Finit les larmes qui chagrinent,
Mais qui font battre nos cœurs.
Pourquoi faut-il que l'on change,
De la jeunesse jusqu'aux vieilles branches ?
Des premiers réveils d'enfants
Aux sommeils fragiles des ans.
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La Galerie Vivien
Elle s'engage devant moi,
Et me frôle au passage,
Sous la coupole des Rois,
Je ne vois plus que son image,
Elle avance à grands pas,
Ses cheveux, pareils à la grand'voile,
Elle ne se détourne pas,
Me traverse sans me faire mal,
Elle farfouille la galerie Vivien,
Son parfum me détourne l'esprit,
Je la vois qui me reviens
J'ai envie de me faire tout p'tit,
R : Pourquoi les mots ne me viennent pas,
L'endroit est beau pour cette histoire,
Pourquoi le courage ne m'aide pas,
A l'abordage de mon désespoir,
Ses mains fines cherchent au milieu des livres,
Un grimoire paléontologique,
Je les vois, se poser sur moi, ivre,
Un sourire m'éclaire, magique.
Perdu au fond de la Galerie Vivien,
J'me retourne et je suis seul,
Face aux vitrines des magasins,
J'ai rêvé d'une âme pour moi seul.
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Pour ne pas oublier
Ces souvenirs me remontent
Et viennent me caresser la tête,
Une présence qui rassure,
Les visages d'une fête.
Le temps m'a doublé dans la côte,
Je n'ai pas vu les gens tomber.
Les âmes en peines, les âmes mortes,
Sur mon radeau, seul échoué.
R : Pour ne pas oublier,
Vos peines et vos efforts,
Rassembler encore ma tête
Pour vous aimer si fort.
Je n'ai pas compris vos silences,
Des heures disparues au mauvais endroit
A mes côtés, je vous voyais, je pense,
Paisibles et heureux même dans le froid.
Vous taisiez vos douleurs,
Vous taisiez vos peines,
Comme un mur sans faille ou l'on peut s'appuyer.
Nous nous laissions porter par la muraille,
Sans jamais regarder si vous ne pleuriez.
Comment savoir la paix dans vos âmes ?
Comment savoir si vous nous aimez encore ?
Au moment de partir les cœurs en flamme,
Pour ne pas oublier que vous étiez notre décor.
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Quelle réponse
Et si même, j'avais le courage de lui avouer,
Cette douce brûlure qui ne fait que m'enflammer,
Qui grandie chaque seconde à l'idée de la croiser,
A l'idée que nos deux mondes pourraient s'embraser.
Son image est présente dans chacun de mes sommeils,
Ses yeux sont la lumière de tous mes réveils,
Je n’oserais pas lui dire, lui parler, lui écrire,
Avouer mes rêves, devenir son autre, son soleil.
Elle semble si forte dans ses sentiments,
Fermera t-elle la porte devant mes arguments ?
Je perds tous mes moyens, lorsque je tremble dans mon cœur,
Je me force et je me lève pour combattre ma peur.
Est-elle dans ma romance, est-elle prête à entendre,
Des mots codés d'amour, des secrets devenus trop lourds ?
Elle semble inaccessible, ne répond pas à mes messages,
Se referme comme une bible, je ne peut tourner la page,
Sa prison m'impressionne, ses lèvres m'emprisonnent,
Sa voix ne me parvient pas, mes mots volent en éclats.
La porte se referme, je ne la verrais pas,
Même une simple lettre, elle ne la lira pas,
Quelle sera son excuse, son regret, ses pourquoi,
Faut-il que je devienne son ombre dans ses pas.
Faut-il que je devienne son ombre dans ses pas,
Faut-il que je devienne son ombre dans ses pas…
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Nelly Boop
Le réveil te dérange,
Ou sont passées tes lunettes,
Un ange sort du lit,
Et regarde par la fenêtre,
Il à gelé cette nuit,
Elle va devoir gratter le pare brise,
Pas de vacances pour Nelly Boop,
" Vive l'argent " c'est sa devise ! !
En avant la vie belle,
Naïveté de tes jeunes années,
Tu avances sans jumelles,
Tu inventes si bien, ton passé.
Tes mots coulent sur tes journées,
Tu ne peux pas rester sans parler,
Ton nuage est un bonbon coloré,
Ton village est posé sur un rocher.
Ta vie à toi te ressemble,
Comme tes amis de toujours,
Tout faire pour être ensemble
Lorsque viennent les mauvais jours,
Nelly Boop, c'est la tornade,
De la tendresse plein les bras,
Nelly Boop, une vraie charade,
Qui ne s'embarrasse pas de choix.
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Soirs d'été
Tout commence par les odeurs,
Les lumières du village,
Sans savoir, tu ressens une chaleur,
Ici, on ne vit que par courage,
Les enfants se font rares,
Dans la rue principale,
Un chien triste en a marre,
D'attendre la vie qui l'emballe
Ici, on ne vit que par chez soi,
On ne sort que si le temps décide,
D'être un peu indulgent, tu vois,
Pour arroser de soleil nos rides,
Et puis, arrivent les beaux mois,
Où les maisons se remplissent,
Les rires remplacent le glas,
Et les femmes desserrent leurs cuisses.
Ici, on joue avec le temps,
On ne le presse pas vraiment,
Les boules roulent sur le gravier,
Tu prends des souvenirs plein le grenier.
Et l'on allonge la glace aux fonds des verres,
On coince la truite entre deux rochers,
Ici, seul le silence osera te distraire,
Ici, ta chance c'est d'y rester.
Tout commence autour de rien,
Un bruit nouveau, un autre chien,
Et on piaffe d'y retourner,
Dans la maison des soirs d'été.
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La ligne tracée
>
> Comme une route bien droite,
> Ou l’on s’improvise vite paresseux,
> Mon cahier posé sur la table,
> Et mes idées bien claires au fond de mes yeux
>
> J’ai poussé mes rivages,
> J’ai essayé de tout oublier,
> On ne prend bien le large,
> Que les amarres larguées
>
> R : Et j¹ai glissé sur la feuille
> Du genre " papier de grand¹mère ",
> J¹ai déroulé mes plus beaux recueils,
> Sans ignorer le chemin à faire,
>
> J¹avais le monde imaginaire,
> Les personnages et les couleurs,
> De la musique et de la bière,
> Des âmes pures au fond des coeurs,
>
> Le ciel tournoyait sans cesse,
> Le vent soulevait mes lignes,
> Et poussait ma bille leste,
> Vers des pages de comptines.
>
> Et s¹il avait fallut revenir,
> S¹amarrer de nouveau à quai,
> Je n¹aurais pas pu me souvenir,
> Quel était le monde ou je vivais.
>
> Les yeux perdus dans mon cahier,
> Je venais de terminer mon devoir,
> Cette fois, Je ne serais pas r¹caler,
> Avec le monde et mon histoire.
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Parler à un chien
C’est un sentiment étrange,
Presque même inquiétant,
Lorsque l’on entend, et ça dérange,
Les gens préférer leurs bêtes à leurs enfants.
Il manque une page d’histoire,
Quelque chose que l’on a raté,
Pour pouvoir arriver à croire,
Que l’homme ne veuille plus se confier.
C’est dans les vies si basses,
Qu’il faut bien regarder,
Voir les réalités en face,
De ces gens tellement décrochés.
C’est dans leurs solitudes,
Sans voisins de paliers,
Sans destins de fortunes,
Qu’il faut bien regarder.
Il manque quelque chose,
Une seconde, un souffle,
La chaleur d’une osmose,
Des doigts au fond des moufles.
C’est un manque évident,
Une absence de nos torts,
De vivre simplement,
Sans trop regarder dehors.
Et des gens se perdent,
A parler à leurs chiens,
Parce qu’aucun homme en herbe,
Ne leurs tend leurs dessins.
Et des vies se soulagent,
Dans des yeux sans paroles,
Une vie de poils en ménage,
Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle.
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Donnez moi
Donnez moi le courage de garder les yeux ouverts,
Pour voir sur ces pages, les guerres d’ailleurs, au fond des déserts,
Arrachez moi les bras, pour m’empêcher de sauver ce qui peut l’être encore,
Que l’on brûle chacun de mes pas, si par erreur, j’avançais sans efforts.
Retirez toutes les larmes, patientes aux fonds de mon regard,
Qui n’attendent qu’un éclat pour rouler à mes pieds.
Poussez dans mon dos, les lâches, les couards.
Pour que j’essaye encore de les changer en beauté.
Redonnez moi l’innocence perdue un jour de folie,
Pour préserver l’enfant qui n’a pas encore grandi
Comme une marque de silence, face à la violence de la vie
Comme les pierres blanches, qui marquent les croix des soldats, qui n’ont pas vieilli.
Poussez moi en enfer, si je n’ose plus faire face,
Aux douleurs, aux misères des plus pauvres de la place
Violentez donc mon âme jusque dans mon sommeil,
Que l’on me réveille des flammes, à l’approche du soleil.
R : Je n’ai pas voulu,
Souffrir en silence,
Perdre mes vertus à la moindre insistance,
J’ai trop couru, rattraper les pentes,
Pour éviter de vivre dans l’absence,
Je ne lâcherais plus, les moindres duels,
Les face à face cruels.
Que l’on m’apporte sur un plateau, la vérité en face,
Les rêves des plus beaux, les merveilles de l’espace.
Que je goutte à l’amour, comme on goutte à la vie,
Que tes lèvres pour toujours m’enveloppent, ma mie.
J’ai bousculé les lois, les patries, les royaumes,
Pour rebâtir un monde, appartenant aux Hommes,
J’ai rayé de mon cœur, les âmes de mon sang,
Pour ne laisser qu’en vainqueur, les gens de tout rangs.
J’ai laissé toutes mes forces, aux pieds de chaque muraille,
Repoussé la mort aux frontières de mes entrailles,
J’ai clamé haut et fort, A la paix, Au pardon,
Mais j’ai laissé tant de morts, sur les routes, les valons.
Je n’aurais plus les veines, plus le sang pour lutter,
Mes os rompent, mes yeux lâchent devant le poids à porter,
Toute la misère du monde ne pourra pas se soulager,
Par ma vue, par mes larmes, par mes seuls bras désarmés.
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Et s’il y avait ?
Je retrouve parfois ma vue d’avant,
Celle qui décode les mots des grands.
Les couleurs simples que l’on apposait,
Sur le papier CANSON de nos jeunes années.
Je pense souvent aux odeurs perdues,
Celles qui remontaient le long de mes joues,
La douceur d’une belle, d’une fleur hirondelle,
Les jupons qui volent tout autour d’elle.
R : Et s’il y avait,
Une autre enfance,
Une autre chance de reprendre l’école,
Des cartables chargés de tout,
Des têtes pleines de cailloux,
On irait tous la bas, chez nous.
Et les grandes vacances arrivent,
La chaleur du soleil qui brûle nos émois,
L’eau froide de la rivière, les maillots des filles
Le touché de sa peau pour la première fois.
On ferme les yeux, on s’allonge sur l’herbe,
Ça nous pique les genoux, ça chatouille,
On discute, on essaie, on se séduit du verbe,
On fait comme on peut, on se débrouille.
Enfin le goûter avec les " tartines ",
La confiture cerise qui dégouline,
Les lèvres qui rougissent de sucre,
Que l’on plonge dans le sirop grenadine.
R : Et s’il y avait,
Une autre enfance,
Une autre chance de reprendre l’école,
Des cartables chargés de tout,
Des têtes pleines de cailloux,
On irait tous la bas, chez nous.
Et c’est lorsque l’on aime,
Que l’on comprend cette chance,
De vivre sans la moindre contrainte,
Que la vie nous pousse hors de l’enfance.
Et l’on regrette nos tendres gestes,
Nos réflexions après l’action,
Les BD, les filles et les vestes,
Les amours nus sans le pantalon.
R : Et s’il y avait,
Une autre enfance,
Une autre chance de reprendre l’école,
Des cartables chargés de tout,
Des têtes pleines de cailloux,
On irait tous la bas, chez nous.
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Sous mon Aile
De mon aile,
Te cacher, te garder pour moi tout seul,
Sous mes draps,
T’envelopper, te déshabiller de mes yeux dorés.
De mes larmes,
T’insensibiliser, te protéger de mes absences recherchées.
De mes bras,
Te réchauffer, te consoler contre mes imbécillités.
On ne croit que bien faire, mais contre soi, on est si peu sincères.
De ma vie,
Te protéger, éviter à jamais de me recroiser,
De mes mots,
Détruire la séduction, l’imaginaire sensation…
De ton cœur,
A jamais y renoncer, « m’embarbeler », pour mieux résister.
De nos vies,
A jamais décroisées, superposées, oubliées….
On ne croit que bien faire, mais contre soi, on est si peu sincères…
De nos jeux,
Pour toujours inventés, une passerelle vers un autre, aller.
De nos avenirs,
Si vite dissipés, il ne restera plus que les souvenirs.
On ne croit que bien faire, mais contre soi, on est si peu sincères.
On se voit plus beau que ne l’est la terre, mais contre soi, jamais on ose se plaire.
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Flèche empoisonnée
Comme une flèche empoisonnée,
Qui me transperce le cœur,
Glissant sur l’air balayé,
Comme un témoin de cette erreur,
Et dans la violence du choc,
Tu me regardes droit dans les yeux,
Notre aventure n’est plus d’époque,
Nous ne serons plus jamais deux,
Le silence couvre ma blessure,
Mais ne soulage pas les brûlures,
Loin de ton corps, de tes flanelles,
Poser au sol, mon cœur sans ailes.
Comme la foudre paralysante,
Déposée au coin d’un décor,
Brisant le ciel, tu t’inventes,
Comme le tourment au dehors,
Et dans les ondes inaudibles,
Passe ton nom dans mes oreilles,
Et se referme telle une bible,
Sur ton absence, ma merveille,
Je ne t’embrasserai donc plus.
Devant les montagnes trop hautes,
L’esprit s’accroche de tout rebords,
Recherchant dans sa mémoire les fautes,
Qui nous éloignent l’un de l’autre,
Qui nous empoignent par le cœur…..
Comme le pauvre amant d’un jours,
J’ère dans la ville sombre,
Sans la lumière sur mes détours,
J’avance seul, dans la pénombre.
Pas un regard ne me croise,
Je ne devine plus mon corps,
La flèche brûlante me consume,
Dans un silence de fortune,
La pluie vient s’ajouter au tout,
Sa partition bien préparée,
Il ne me reste plus qu’à devenir fou,
Et à jamais vivre enfermé,
Je ne vivrai pas sans toi,
Je ne vivrai pas sans cœur.